Les soins pour cheveux

Les soins pour cheveux

 

Laver, protéger, démêler, coiffer, colorer. Autant de verbes, d’actions qui définissent les produits proposés aux consommateurs par les différents offreurs. C’est à ne plus s’y retrouver !

Le plus gros segment : les shampooings

Avec une légère baisse du marché des shampooings (-0.3%, 442.1 millions de chiffre d’affaires), le marché n’est pas encore au meilleur de sa forme. Il affiche néanmoins une amélioration par rapport à l’année 2009.
Cette amélioration s’explique pour l’intense activité du rayon. En effet, c’est grâce aux nouveaux arrivés sur le marché des shampooings, que celui-ci a réussi à se maintenir, à se stabiliser.
Les principaux visés sont Nivea, qui s’affirme avec une gamme complète de shampooings, visant une large clientèle (shampooing pour coloration, cheveux abîmés, secs, bouclés ect). Vient ensuite l’arrivée de la gamme expert Franck Provost (Groupe l’Oréal), premier coiffeur qui s’immisce sur le marché des shampooings. Son approche est ingénu puisque il propose désormais aux femmes d’utilisés les produits de ses salons, quotidiennement, chez elle. Sa réussite vient aussi du fait que ses produits sont vendus désormais en grande surface, en grands formats (750ml contre 250 à 300ml pour les shampooings classiques) et à petit prix (6.99€, prix maximum conseillé). Une véritable révolution sur le marché des capillaires. D’où une évolution de 1,6% de la part de marché de l’Oréal, largement soutenu par cette nouvelle gamme dite expert.

La légère reprise du marché des shampooings rime également avec la naturalité. En effet, nombreuse sont les marques qui se sont concentrés sur l’aspect naturel, bio de leur produits pour se maintenir, se différencier sur un marché ou il est extrêmement difficile de le faire, au regard du nombre de marques et de groupes qui sont représentés. C’est Garnier qui sort gagnant de cette innovation, en se positionnant à la tête des shampooings. Son évolution (+2.8% par rapport a Février 2009) est du a l’enrichissement de sa gamme Ultra doux, ainsi qu’au regonflement de Fructis.
D’autre on suivit cette exemple, comme Procter qui a lancé avec Pantène Nature Fusion. La marque s’appuie sur l’extrait de cassia pour répondre aux besoins de ses consommatrices désireuse de naturalité. « Toutes les gammes aux promesses de naturelles connaissent une forte croissance » affirme Amélie Copin, brand leader hair et skin chez Unilever.
Pour finir, le maintient du marché des shampooings est aussi du à la baisse significative des prix. En effet, entre 2009 et 2010, on note une baisse de 0.5%, qui se manifestent principalement par des promotions.

Le plus gros segment du marché des capillaires affiche donc un maintient sur le marché des capillaires au vu des différents chiffres du début de l’année 2010. Pour cela, il a misé sur l’innovation avec les nouveaux arrivés, ainsi que sur les prix. Dernier chiffre publié le 4 Juillet 2010 : 483.3 M€ de chiffre d’affaires, + 1.8%. A suivre…

le soutien : les après-shampooing

Au lendemain de l’année 2009, ce sont les après shampooings qui affichent la meilleur évolution, entre Février 2009 et Février 2010, avec 2.7% en plus de chiffre d’affaires, à 191,4 M€ (Source : SymphonyIRI, CAM au 4.7.10, évolution vs 2009)
Lors des années précédentes, les différents responsables et intervenants sur le marché des capillaires parler de réflexes non acquis chez les femmes pour l’utilisation d’après shampooing. C’est pourquoi Gliss fut le premier a lancé une gamme de masques qui agit en une minute (contre 3 minutes pour des masques classiques), suivis de prés par Dove. Bruno Mélégari, chef de groupe capillaire chez Nivea parle même de « recruter » de nouvelles clientes. Leur but étant de « lever les freins » afin que les femmes adoptent l’ensemble des gestes capillaires. D’où l’innovation des soins en une minute.
L’hygiène des cheveux n’est pas une perte, en particulier pour les femmes pressées.

Même le bio fait son entré sur le marché des après shampooing. La marque Lovea (Laboratoires Biocos a lancé 3 après-shampooing bio, basé sur des composants phares : l’argan, le karité et le monoï; son but étant de répondre a une demande de ses consommatrices.
Pour finir, la bonne santé des soins est aussi due au lancement des après shampooings chez Head & Shoulders (groupe P & G).
Son succès est en effet, en  grande parti dû au plan de communication, comprenant publicité, échantillonnages et internet.

Ainsi, le petit segment des soins est prometteur, au vu de son évolution entre 2009 et 2010 et de la motivation des différents groupes de séduire la clientèle en proposant des produits répondant à leurs attentes avec pour exemple :
– Un gain de temps avec les soins une minute.
– De la naturalité avec Ultra Doux ou Lovea,
– Des produits qui répondent à un type de cheveux comme H&S, après shampooings antipelliculaires

Produits coiffants et colorations

La situation est moins grave pour les produits coiffants. En effet, les styles de coiffure actuels ne préconisent pas l’utilisation des gels et autres sprays.
On parle de « chute libre » avec une baisse de 9,2% du chiffre d’affaires, a 199,6 M€ (Source : SymphonyIRI, CAM au 4.7.10, évolution vs 2009)
Seules les laques sortent du lot avec + 2,1% en valeur a 102 ,4 M€ (CAM au 4.7.10, évolution vs 2009). Ce segment doit sa croissance aux nouveaux arrivés sur le marché des capillaires comme Nivea, qui n’a pas oublié dans sa gamme complète d’intégrer des « Spray Fixant » destinés aux cheveux colorés, pour plus de volume, de l’ultra ou en encore l’extra fixation.
On parle aussi de Fructis Style, qui propose des laques pour les femmes et les hommes ainsi que Saint Algue SYOSS, une gamme professionnelle de produits coiffants.
A ne pas oublier, l’Oréal qui  innove pour fêter ses 50ans et propose une laque qui s’adresse à une plus jeune clientèle : Elnett Absolute.
Bien que les coiffants fassent grise mine, cela n’empêche en rien le lancement de nouveaux produits, comme Green Fix de Vivelle ou Taft Power ‘N’ Touch de Schwarzkopf.

En se qui concerne les colorations, on parle aujourd’hui de dévalorisation. Même si elle représente le deuxième segment du marché des capillaires, elle fait face a une problème : la guerre de marques, donc des prix.
Certes elle est présente partout, mais ici, elle la cause direct de la baisse du chiffres d’affaires des colorations avec: – 3.5%, a 265.5 M€. Le segment fait aussi face à la pénétration des MDD.
Garnier, à la tête de ce marché a donc complété sa gamme avec Color Intense, une coloration à petit prix car « un quart des femmes sont à la recherche d’un prix avant la marque ».
On peut également parler de guerres des minutes au regard de la baisse du temps de coloration proposé par les différentes marques.
On trouve Saint Algue Palette, arrivée en février avec Color Palette, Garnier qui développe Herba Brillance, ou encore L’Oréal qui innove totalement en proposant une coloration en 5min, pour les hommes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *